Intercultural communication
Personal development
Coaching

Leadership et Individuation


L’intégrité est citée dans l'Executive Leadership Panel de Zehnder comme étant la première qualité de tout leader, selon les dirigeants interrogés en 2006 en France, en Angleterre, en Allemagne et aux USA.

Existe-t-il un chemin d’intégrité ?

Si le terme «intégrité» évoque assurément les qualités morales de celui qui est honnête et ne se laisse pas corrompre, il évoque tout autant les qualités psychiques de celui qui est entier (étymologie integer, entier), de celui qui a su gommer les divisions intérieures qui nous caractérisent tous et qui sont potentiellement nocives tant qu’elles demeurent inconnues de nous : ce sont alors nos «morceaux non identifiés», nos tyrans internes qui peuvent prendre les commandes…

Le chemin d’Individuation, décrit par Carl Jung, est celui au cours duquel l’homme divisé se transforme en homme-un, en in-dividu : il est donc, au sens étymologique, un chemin d’intégrité, dont les principales étapes peuvent être utilement présentées à ceux qui exercent un leadership réel comme à ceux qui pressentent l’intérêt d’un self-leadership.

Dividuality


Anyone who has been in one of my workshops has heard me mention or allude to what Carl Jung called “individuation”. It was his belief that all humans have an instinct that pushes them to grow and develop into completion and this lifelong process was what he called individuation: a state where we are no longer “divided”.

Now, what does Jung mean by individuation or un-divided? It can be understood like this: we have explored both our inner landscapes and outer environments, we have heightened awareness with regards to our persona (social “mask”), we have acknowledged our personal “shadow” and take care not to project it onto those around us, we have an understanding of the anima (feminine energy in men) or the animus (masculine energy in women), we have recognized the infinite force of the unconscious on our daily acts and communication and we are humbled by it.

Maybe it would be helpful to illustrate with some examples of “dividuals”. We can see people who seem to only thrive in the world of extraversion (excessive traveling, excessive planning of activities, excessive communicating on “exterior” subjects) and feel uncomfortable in moments of solitude or with sharing part of their “inner” person. The opposite of course would be true for dividuals only comfortable in the world of introversion. Other dividuals move through life with a persona so thick that we never have the impression of knowing who the real person is beneath. Dividuals with a massive shadow are people we gladly walk away from because they continually project that “darkness” or weight onto us, making us feel lousy after even a simple exchange. A man who has not integrated his anima will be the first one to make a cruel joke about male homosexuality, it can also be someone who is goal and performance oriented but unable to put words on an emotion or feeling (Emotional Intelligence). A woman who has not integrated her animus always needs to be in command and has a rampart of preconceived and rationalized opinions that she communicates to the world as if she were the owner or author.

La relation France/Etats-Unis au travail


J'avais récemment face à moi un groupe de « coqs gaulois » travaillant pour une entreprise américaine, coqs qui avaient besoin de comprendre leurs chefs américains, « aigles des grands espaces ». C'est en effet un grand défi de vouloir communiquer entre espèces d'oiseau si différentes, mais c’est un défi tout à fait abordable, même dans le cadre d'une seule journée de formation. Néanmoins, si l’on dispose de si peu de temps, il faut savoir aller toute suite à « la question centrale »...

Les spécialistes de l'interculturel évoquent trois différents niveaux de culture : le concret (ce que la personne porte comme vêtements, ce qu'elle écoute comme musique, ce qu'elle mange,…) le comportemental (le langage verbal et non-verbal, les comportements des individus, le système éducatif, la structure familiale, l'organisation de la société, …) et le symbolique (valeurs, rites, coutumes, spiritualité, …).

Généralement quand je pose aux stagiaires la question suivante : « Par quel niveau vous définiriez-vous le plus en tant que français ? » la réponse est : « Par le niveau symbolique ». Il est vrai que même si l’on répond « Par le concret – je pense au foie gras ! » on peut voir qu’on glisse très vite dans le deuxième niveau, puisqu'il y a tout un comportement qui accompagne ce niveau concret : on ne mange pas son foie gras sur un mauvais pain de mie tout seul devant la télévision : même une tolosano-américaine sait cela ! Ce qui nous conduit donc tout de suite au troisième niveau – symbolique - puisque l’on peut aisément constater qu'il y a des valeurs autour du foie gras : la valeur du terroir, la valeur d'une culture historiquement agraire, la valeur du partage, la valeur du repas, la valeur de la famille.
Lorsque je pose alors aux stagiaires la question : « Par quel niveau jugez-vous l'étranger ? » ceux-ci voient très clairement qu'ils ont porté un jugement sur les deux premiers niveaux, sans se pencher sur le niveau symbolique...
Revenons donc à cette idée de « question centrale » : je suis convaincue que le « salut », dans la rencontre entre cultures, est justement de s'intéresser à ce niveau symbolique, sans lequel on reste dans le monde superficiel des stéréotypes et des recettes destinées à les combattre.

Dans mes stages, je présente donc ce niveau symbolique, ce qui revient à présenter les valeurs des deux cultures pour essayer de mettre du sens derrière des comportements qui peuvent agacer et qui posent le plus souvent problème : « Pourquoi plongent-ils dans le travail sans prendre le temps d'établir la confiance ? Que signifie « à l'heure » ? Quel est le but de la réunion ? On peut partager les informations cruciales avec qui et de quelle façon ? Quelle conséquence aura un engagement manqué ? Pourquoi crient-ils comme cela ? Pourquoi ne s'intéressent-ils pas plus à l'analyse ou au coté technique ? D'où vient ce pessimisme ? D'où vient cet optimisme ? Que signifie « teamwork » ? Jusqu'où peut-on prendre des risques ? Comment doit-on considérer le client ? Comment perçoit-on la hiérarchie ? Pourquoi sont-ils meilleurs en management que nous ? »

L'intelligence symbolique s'avère être une des clés majeures de la relation interculturelle réussie ; concomitamment, la pratique de la rencontre interculturelle est un des éléments générant le développement d’une intelligence symbolique qui sera fort utile au manager...

True colors: a coaching story

Everyone’s heard the song. We don’t show our true colors often enough. We generally save them for a select few and even then we choose the colors we feel ready to share and leave the others aside. It could be interesting to ask ourselves why we do this. Why do we willingly share the bright happy colors and try to hide the darker colors we’re less proud of? And why do we avoid facing those darker colors ourselves and quickly try to slap a more “acceptable” color on top of it? Whether you are my colleague, my friend, my boss, or the love of my life—show me your true colors and I will respect you. Show me the color of your joy, your enthusiasm, your pride, your serenity. And, please, show me as well the color of your disappointment, your embarrassment, your frustration, your anger, your jealousy or your fear because those are also your colors. You are bright and dark, just as I am. How boring our communication would be if there were no contrasts!

I finished coaching a man yesterday who has been working on one of his dark colors with my support over the past 9 months. The first day I met him he said, “I’m full of self-doubt.” I agreed to work with him because of the courage he showed me that day. Here he was: 46 years old, a manager of 60 people, been in the same “psychological pattern” for years, suddenly wanting to place the pattern on the table and try to figure out how to work on it. So many people would turn away or attempt to cover it up instead. Yesterday he said that he felt like he had been wearing a backpack full of bricks all these years and now it’s no longer there. He also said he had the impression that the pieces had come together somehow. This is Bach to my coaching ears. He will be a manager of integrity now: the root of that word is the Latin integer meaning wholeness or soundness.